Ceinturon presumé de chasseur à cheval de Michel François de - Lot 35

Lot n° 35
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Estimation :
600 - 800 EUR
Ceinturon presumé de chasseur à cheval de Michel François de - Lot 35
Ceinturon presumé de chasseur à cheval de Michel François de Sistrière de Murat. En basane écarlate surpiquée de fils d’argent au niveau des bords. Agrafes, plateau et garnitures en argent. Plateau rond d’on a été retiré l’élément ornemental du centre, probablement à l’occasion du changement de régime qu’a connu la fin du XVIIIe siècle. Trois agrafes en forme de fleurs et motifs centraux à décors de rocailles. Suspentes à motif de timbales. Epoque, Monarchie constitutionnelle. (Manque une partie du cuir et fermoir) Attribué au Général de division Michel François de Sistrière de Murat 1765-1825. Même provenance familiale que son sabre ainsi que son pistolet nominatif. Officier de la légion d’honneur. Chevalier de l’ordre de Saint Louis. Il débute sa carrière militaire le 15 août 1778 comme élève d’artillerie. Promu sous-lieutenant à la suite de l’infanterie le 5 avril 1780, il devient lieutenant à la légion de Maillebois le 21 octobre 1785. Entre 1783 et 1786, il sert en Hollande. Le 3 août 1789, il est nommé major de la garde nationale de Vic-sur-Cère. Le 15 septembre 1791, il rejoint le 12e régiment d’infanterie en qualité de lieutenant, avant d’être promu adjudant-major au 3e bataillon des grenadiers de l’armée du Nord le 20 mai 1792. Le 31 mai suivant, il est élevé au grade de lieutenant-colonel au sein de la légion du Centre. Le 22 juin 1793, il devient chef de brigade au 20e régiment de chasseurs à cheval. Blessé lors d’une escarmouche à Jamoigne le 25 septembre 1793, il est suspendu le même jour en raison de ses origines aristocratiques. Il est néanmoins promu général de division à titre provisoire le 2 novembre 1793 et nommé commandant de Givet en remplacement du général Elie par les représentants du peuple Hentz, Massieu et Bô. Le 26 novembre 1793, il prend le commandement de la 2e division de l’armée des Ardennes, mais il est remplacé le 6 février 1794 par le général Charbonnier, puis de nouveau suspendu en mars 1794. Retiré à Vic-sur-Cère, il exerce les fonctions d’assesseur du juge de paix du canton et obtient l’autorisation de prendre sa retraite avec le grade de chef de brigade le 23 juin 1797. Il reprend du service le 1er décembre 1806 dans les gendarmes d’ordonnance de l’Empereur. Nommé maréchal des logis le 11 janvier 1807, il devient chef d’escadron au 4e régiment de cuirassiers le 10 novembre suivant. En 1809, il participe à la campagne d’Allemagne et d’Autriche. Il est grièvement blessé le 22 mai 1809 à la bataille d’Essling, recevant plusieurs coups de sabre, puis de nouveau à la bataille de Wagram le 6 juillet 1809, touché de deux balles à la cuisse droite et à la tête. Le 8 août 1809, il est nommé colonel à la suite du 4e régiment de cuirassiers et fait chevalier de la Légion d’honneur le 13 août. Promu colonel du 9e régiment de cuirassiers le 7 septembre 1811, il prend part à la campagne de Russie en 1812. Blessé à la hanche gauche par un biscaïen lors de la bataille de Borodino le 7 septembre 1812, il est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur le 10 octobre suivant. En 1813, il participe à la campagne de Saxe et, le 27 août, il est amputé de la cuisse droite à la suite de ses blessures reçues à la bataille de Dresde. Il est promu général de brigade le 2 septembre 1813, puis admis à la retraite le jour même. Sous la Première Restauration, Louis XVIII le nomme chevalier de l’ordre de Saint-Louis le 13 février 1815. Parallèlement, il préside le conseil général du Cantal de 1814 à 1818. Il s’éteint le 2 septembre 1825 à Vic-sur-Cère. Expert : Alban Degrave
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